ÉCONOMIE
Assemblée Nationale : André Wameso a donné aux députés nationaux les raisons de l’appréciation du franc congolais.
André Wameso, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, a rencontré, le jeudi 8 novembre 2025 à l’hémicycle du Palais du peuple, les préoccupations des députés nationaux à propos de l’appréciation du franc congolais sur le marché de change. Une question orale lui a été adressée quant à ce, il y a répondu avec brio en quatre points.

- Le franc congolais, une monnaie constitutionnellement souveraine
André Wameso a rappelé aux élus du peuple que le franc congolais étant l’unique monnaie ayant cours légal en République Démocratique du Congo conformément à l’article premier de la constitution, son appréciation devrait être source de fierté nationale.
- Élément déclencheur de l’appréciation
Le facteur déterminant ayant permis l’appréciation de la monnaie nationale, à en croire le Gouverneur de la BCC, est l’actualisation du taux de change appliqué au stock de la réserve obligatoire, qui était cristallisé en franc congolais. C’est cette opération qui a conduit au retrait d’un excès de liquidité en monnaie nationale, lequel était précédemment à l’origine de la pression haussière des changes.
- Stabilité confirmée depuis trois semaines
André Wameso a indiqué à ce sujet que le taux de change se stabilise autour de 2.200 à 2.300 CDF pour 1$, une tendance observée depuis près de trois semaines.
La Banque Centrale du Congo, selon le numéro Un, dispose de tous les instruments de politique monétaire pour intervenir en cas des tensions futures.

- Une évolution des comportements est nécessaire.
Le Gouverneur Wameso a martelé que le défi actuel n’est plus économique, mais culturel. Longtemps habitué à la dépréciation du franc congolais, le congolais avait perdu toute confiance en sa monnaie nationale. Aujourd’hui, André Wameso demande que les comportements puissent évoluer et que les congolais apprennent dorénavant à faire usage du franc congolais, surtout à avoir confiance à cette monnaie nationale.
Nicky Mpoyi
ACTUALITÉS
Économie et Énergie : Le Gouvernement anticipe les secousses du marché pétrolier.
Dans les rues de la capitale, les conversations tournent souvent autour du prix du carburant. Chauffeurs de taxi, commerçants et ménages redoutent que les tensions internationales ne viennent alourdir leur quotidien. C’est dans ce climat que la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a réuni le Vice-Premier Ministre Daniel Mukoko Samba et la Ministre d’État Acacia Bandubola pour une séance de travail stratégique.
Objectif : anticiper les secousses du marché mondial et protéger le pouvoir d’achat.
« Gouverner, c’est d’abord prévenir », a martelé Daniel Mukoko Samba, rappelant que l’État ne veut pas attendre la crise pour agir.
Autour de la table, les responsables ont confirmé que les produits pétroliers restent disponibles sur l’ensemble du territoire. Mais ils n’ont pas caché que des ajustements maîtrisés des prix pourraient être nécessaires pour préserver la stabilité des marchés.
Dans les stations-service de Kinshasa, certains clients se disent rassurés. « Tant que le gouvernement nous garantit qu’il n’y aura pas de rupture, on peut supporter de petits ajustements », confie un chauffeur de bus. D’autres restent prudents : « Le carburant, c’est la vie de l’économie. Si ça grimpe trop, tout le reste suit », souligne une vendeuse de vivres frais au marché Gambela.
Cette réunion s’inscrit dans le premier pilier du Programme d’actions du Gouvernement Suminwa, centré sur la stabilité économique et la défense du pouvoir d’achat. En clair, le message est simple : l’État veut montrer qu’il anticipe, qu’il rassure et qu’il protège.
Mais au-delà de l’urgence, une question demeure : comment préparer l’avenir ? Les experts rappellent que la dépendance aux importations rend le pays vulnérable. Certains plaident pour une meilleure valorisation des ressources locales et un investissement accru dans les énergies renouvelables. « Anticiper, c’est aussi diversifier », glisse un économiste, convaincu que la transition énergétique sera tôt ou tard incontournable.
Jean Jacques Kasongo
ÉCONOMIE
RDC : Le système judiciaire congolais dispose désormais d’un Tribunal pénal économique et financier.
Spécialisé en la répression des infractions graves en matière économique et financière, le Tribunal pénal économique et financier vient d’être créé par une ordonnance présidentielle, rendue publique le samedi 14 mars 2026.
Cette instance judiciaire spécialisée, créée conformément à l’article 149 alinéa 6 de la Constitution, sera accompagnée d’un Parquet Général chargé de conduire l’action publique devant elle.
Le Tribunal pénal économique et financier, a-t-on indiqué, jouit d’une autonomie fonctionnelle et dispose d’un budget emargeant du budget national et sera doté d’un règlement intérieur propre. Il a son siège dans la capitale, siège des institutions.
Rappelons que l’initiative de ce texte a été portée par l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, qui dote ainsi la République Démocratique du Congo d’une juridiction spécialisée, chargée de connaître des infractions liées à la criminalité économique et financière.
A noter que cette réforme vise à améliorer l’efficacité du système judiciaire dans le traitement des dossiers liés à la délinquance économique et financière dans le pays.
Magie Malenga
ÉCONOMIE
RDC/Finances : La BCC décidée de se constituer des réserves de change en or monétaire.
La Banque Centrale du Congo, à l’initiative du Gouverneur André Wameso, a décidé de se constituer des réserves de change en or monétaire.
Pour y parvenir, l’Institut d’Emission a scellé un partenariat d’envergure avec la Société Gold Trading SA, un Entreprise du portefeuille de l’Etat congolais, spécialisée dans l’achat de l’or issu de l’exploitation artisanale.
La signature de partenariat entre la BCC, représentée par le Gouverneur André Wameso, et Gold Trading SA par Me Joseph Kazibaziba, a eu lieu le vendredi 20 février 2026, en présence de la Ministre du Portefeuille, Mme Julie Shiku.

Ce partenariat est en réalité un dispositif innovant, qui s’appuie sur la production des EMAPE, Négociants et Acheteurs locaux pour alimenter le Trésor en réserves stratégiques de changes. Un dispositif qui ne de limite pas à une simple transaction, mais symbolise également et surtout la restauration d’une fierté décisive vers une indépendance durable pour notre nation.
Pour rappel, la BCC n’a plus réalisé cette activité depuis près d’un demi-siècle. Grâce à l’expertise de la nouvelle direction, la banque des banques vient de remettre la RDC sur l’échiquier des grandes réserves en matières précieuses.
Magie Malenga
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