ÉCONOMIE
Ministère des Finances. Doudou Fwamba initie des réformes majeures pour optimiser la gestion des fonds publics.
Sur instruction de Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Madame Judith Suminwa Tuluka, a présidé, ce vendredi 4 octobre 2024, à la Cité de l’Union Africaine, une réunion du Conseil des Ministres.

Au cours de ce Conseil, le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présenté sept textes pour approbation, tous adoptés à l’unanimité. Quatre d’entre eux concernent des projets de décrets visant à améliorer la gestion de la trésorerie et de la comptabilité publique en République Démocratique du Congo (RDC), il s’agit notamment du :
- Projet de Décret modifiant et complétant le Décret n°13/050 du 06 novembre 2013 portant Règlement General sur la Comptabilité́ Publique ;
- Projet de Décret modifiant et complétant le Décret n°23/17 du 31 mai 2023 fixant le périmètre, la structure et le fonctionnement du Compte Unique du Trésor «CUT »;
- Projet de Décret modifiant et complétant le Décret n°22/12B du 31 mars 2022 portant création, missions, organisation et fonctionnement de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité́ Publique, « DGTCP » en sigle ;
- Projet de Décret fixant les procédures d’encaissement et de comptabilisation des recettes publiques (annexe : Manuel des procédures d’encaissement et de comptabilisation des recettes publiques).
Ces réformes ont pour but de garantir une gestion rigoureuse des ressources de l’État, renforcer la transparence et réduire les pratiques financières illicites dénoncées par le Peuple Congolais. La traçabilité des opérations financières sera améliorée, offrant des garanties contre les dérives comptables et budgétaires. Grâce à cette réforme, la traçabilité des opérations financières sera améliorée, offrant la possibilité de prévenir et d’empêcher les pratiques abusives fréquemment décriées.
La réforme relative au Règlement Général sur la Comptabilité Publique (RGCP) instaure un cadre de gouvernance clair, impliquant tous les acteurs intervenant dans l’exécution des opérations financières de l’État.
La mise en place du Compte Unique du Trésor permettra de centraliser toutes les ressources de l’État, assurant une gestion efficace de la trésorerie, limitant la dispersion des fonds et réduisant les coûts d’endettement. Cette approche, conforme à la loi n°11/011 du 13 juillet 2011 relative aux Finances Publiques, prévoit un compte unique pour le pouvoir central et un pour chaque province.
Ces réformes introduisent également la modernisation des procédures de contrôle, d’encaissement et de comptabilisation des recettes publiques, en les alignant sur les meilleures pratiques internationales. Elles incluent l’adaptation des dispositions réglementaires, la révision des règles de transfert des recettes nationales, la centralisation des opérations comptables par l’Agence Comptable Centrale du Trésor (ACCT), et le renforcement des règles de consolidation de la trésorerie de l’État.
Ces mesures s’inscrivent dans la volonté de renforcer la bonne gouvernance financière, conformément aux orientations du Chef de l’État, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, et visent à garantir une gestion optimale des ressources pour répondre efficacement aux besoins du pays. En redéfinissant les méthodes de gestion comptable, cette réforme marque une étape clé pour la RDC vers davantage de transparence, de responsabilité et de progrès.
Il convient enfin de noter que ces réformes s’inscrivent dans la vision portée par le Ministre des Finances dans son ouvrage publié chez Larcier aux éditions Bruylant, intitulé « La Réforme des Finances Publiques et de l’Administration en RDC. Enjeux d’un État moderne et performant. », où il développe les enjeux d’une gouvernance efficace et moderne des finances publiques.
LVA/ CellCom/MinFin
ACTUALITÉS
Économie et Énergie : Le Gouvernement anticipe les secousses du marché pétrolier.
Dans les rues de la capitale, les conversations tournent souvent autour du prix du carburant. Chauffeurs de taxi, commerçants et ménages redoutent que les tensions internationales ne viennent alourdir leur quotidien. C’est dans ce climat que la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a réuni le Vice-Premier Ministre Daniel Mukoko Samba et la Ministre d’État Acacia Bandubola pour une séance de travail stratégique.
Objectif : anticiper les secousses du marché mondial et protéger le pouvoir d’achat.
« Gouverner, c’est d’abord prévenir », a martelé Daniel Mukoko Samba, rappelant que l’État ne veut pas attendre la crise pour agir.
Autour de la table, les responsables ont confirmé que les produits pétroliers restent disponibles sur l’ensemble du territoire. Mais ils n’ont pas caché que des ajustements maîtrisés des prix pourraient être nécessaires pour préserver la stabilité des marchés.
Dans les stations-service de Kinshasa, certains clients se disent rassurés. « Tant que le gouvernement nous garantit qu’il n’y aura pas de rupture, on peut supporter de petits ajustements », confie un chauffeur de bus. D’autres restent prudents : « Le carburant, c’est la vie de l’économie. Si ça grimpe trop, tout le reste suit », souligne une vendeuse de vivres frais au marché Gambela.
Cette réunion s’inscrit dans le premier pilier du Programme d’actions du Gouvernement Suminwa, centré sur la stabilité économique et la défense du pouvoir d’achat. En clair, le message est simple : l’État veut montrer qu’il anticipe, qu’il rassure et qu’il protège.
Mais au-delà de l’urgence, une question demeure : comment préparer l’avenir ? Les experts rappellent que la dépendance aux importations rend le pays vulnérable. Certains plaident pour une meilleure valorisation des ressources locales et un investissement accru dans les énergies renouvelables. « Anticiper, c’est aussi diversifier », glisse un économiste, convaincu que la transition énergétique sera tôt ou tard incontournable.
Jean Jacques Kasongo
ÉCONOMIE
RDC : Le système judiciaire congolais dispose désormais d’un Tribunal pénal économique et financier.
Spécialisé en la répression des infractions graves en matière économique et financière, le Tribunal pénal économique et financier vient d’être créé par une ordonnance présidentielle, rendue publique le samedi 14 mars 2026.
Cette instance judiciaire spécialisée, créée conformément à l’article 149 alinéa 6 de la Constitution, sera accompagnée d’un Parquet Général chargé de conduire l’action publique devant elle.
Le Tribunal pénal économique et financier, a-t-on indiqué, jouit d’une autonomie fonctionnelle et dispose d’un budget emargeant du budget national et sera doté d’un règlement intérieur propre. Il a son siège dans la capitale, siège des institutions.
Rappelons que l’initiative de ce texte a été portée par l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, qui dote ainsi la République Démocratique du Congo d’une juridiction spécialisée, chargée de connaître des infractions liées à la criminalité économique et financière.
A noter que cette réforme vise à améliorer l’efficacité du système judiciaire dans le traitement des dossiers liés à la délinquance économique et financière dans le pays.
Magie Malenga
ÉCONOMIE
RDC/Finances : La BCC décidée de se constituer des réserves de change en or monétaire.
La Banque Centrale du Congo, à l’initiative du Gouverneur André Wameso, a décidé de se constituer des réserves de change en or monétaire.
Pour y parvenir, l’Institut d’Emission a scellé un partenariat d’envergure avec la Société Gold Trading SA, un Entreprise du portefeuille de l’Etat congolais, spécialisée dans l’achat de l’or issu de l’exploitation artisanale.
La signature de partenariat entre la BCC, représentée par le Gouverneur André Wameso, et Gold Trading SA par Me Joseph Kazibaziba, a eu lieu le vendredi 20 février 2026, en présence de la Ministre du Portefeuille, Mme Julie Shiku.

Ce partenariat est en réalité un dispositif innovant, qui s’appuie sur la production des EMAPE, Négociants et Acheteurs locaux pour alimenter le Trésor en réserves stratégiques de changes. Un dispositif qui ne de limite pas à une simple transaction, mais symbolise également et surtout la restauration d’une fierté décisive vers une indépendance durable pour notre nation.
Pour rappel, la BCC n’a plus réalisé cette activité depuis près d’un demi-siècle. Grâce à l’expertise de la nouvelle direction, la banque des banques vient de remettre la RDC sur l’échiquier des grandes réserves en matières précieuses.
Magie Malenga
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