ACTUALITÉS
Genève/Suisse : 58ème Session du Conseil des Droits de l’homme de l’ONU. Judith Suminwa Tuluka a appelé aux sanctions dissuasives contre le Rwanda.
Ainsi que prévu dans son agenda, la Première Ministre de la RDC, Judith Suminwa Tuluka, a pris la parole ce lundi 24 février 2025, à Genève où se tient la 58ème session du Conseil des Droits de l’homme de l’ONU, Segment du haut niveau réunissant les Chefs d’Etats et des Gouvernements.
Dans son discours, la Cheffe du gouvernement congolais a clamé tout haut l’engagement de son pays à soutenir les enquêtes indépendantes dans l’Est et appelé aux sanctions dissuasives contre le Rwanda.
Judith Suminwa Tuluka qui est accompagnée dans ses assises de Genève par Chantal Chambu Mwadiamvita, Patrick Muyaya et Grâce Yamba Kazadi, respectivement Ministre des Droits Humains, Ministre de la Communication et Médias, et Vice-Premier Ministre des Affaires Étrangères, a clos son exposé très bien suivi par les participants, parmi lesquels le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, par lancer des appels à faire taire les armes dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo.

Engagement de la RDC à soutenir les enquêtes indépendantes dans l’Est
Prenant la parole pendant le Segment de haut niveau de cette session du CDH, la Première Ministre et Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa, a avant tout exprimé la gratitude de la RDC au regard de la diligence avec laquelle la requête de son Gouvernement à été traitée en février dernier. Dans son mot, elle a réaffirmé l’engagement de son Gouvernement à faciliter le travail de la Commission d’enquête indépendante qui sera mise sur pied pour documenter les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, conformément à la résolution adoptée le 7 février.
En effet, le 7 février dernier, le Conseil des droits de l’homme avait pris une résolution votée par tous les 47 Etats membres demandant, d’une part, au M23 et au Rwanda de mettre immédiatement fin aux violations des droits de l’homme et aux atteintes à ces droits ainsi qu’aux violations du droit international humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, et d’autre part l’ouverture d’une enquête sur les exactions commises dans ces contrées.

Appel aux sanctions dissuasives contre le Rwanda
La Première Ministre a également salué la dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui, pour la première fois, a unanimement condamné le Rwanda et exigé que ses forces de défense mettent fin à leur soutien au M23 et se retirent sans condition de la RDC. Cette résolution ordonne également au M23 de cesser immédiatement toutes les hostilités, de se retirer de l’ensemble des zones sous son contrôle, y compris Goma et Bukavu, et de démanteler les administrations parallèles illégitimes qu’il a mises en place sur le territoire congolais.
Mais cela n’est pas suffisant pour Judith Suminwa. Devant le Conseil, la Cheffe du Gouvernement à exigé des sanctions contre le Rwanda. « Au regard des massacres et des exécutions sommaires qu’il continue de perpétrer sur notre sol, nous en appelons à des sanctions dissuasives pour permettre de restaurer l’ordre et la sécurité, et protéger ainsi des millions de Congolais vivant à Goma, Bukavu et dans d’autres parties du pays sous occupation », a souligné la Première Ministre.
La Cheffe du Gouvernement en a également appelé au renforcement du soutien humanitaire pour permettre une bonne prise en charge des milliers de blessés et des déplacés. Après avoir peint une situation des plus, alarmantes sur le terrain avec des femmes violées, des enfants enrôlés de force, déplacés et orphelins
Des appels à faire taire les armes dans l’Est de la RDC
Bien avant, dès l’ouverture de la session, le Président du Conseil des droits de l’homme, Jürg Lauber, avait invité les Etats membres à veiller à ce que les mots se traduisent en actions, non sans s’interroger sur l’efficacité des mesures prises jusqu’alors.
Pour sa part, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé « un tourbillon de violations des droits de l’homme dans l’Est de la RDC, pointant du doigt le M23 et les forces rwandaises. «Il est temps de faire taire les armes. La souveraineté de la RDC doit être respectée. Le peuple congolais mérite de vivre en paix », a déclaré Antonio Guterres craignant au passage une régionalisation de la crise.
Le Segment de haut niveau du Conseil des droits de l’homme va se poursuivre pendant trois jours. La situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC figure parmi les principaux dossiers traités lors de cette session du CDH. Ce qui augure des résultats favorables dans le sens du règlement définitif de la crise.
La Vérité Actu
SOCIÉTÉ
Bernard Kabese Musangu face à la Commission ECOFIN : la DGDA au cœur de la mobilisation des recettes publiques.
La Commission Économique, Financière et de Contrôle Budgétaire (ECOFIN) du Sénat a procédé, le 22 mai à l’audition de Bernard Kabese Musangu, Directeur Général de la DGDA. Cette séance s’inscrit dans le cadre de la mission parlementaire de contrôle de la mobilisation des recettes publiques pour l’exercice budgétaire 2026.

Transparence et redevabilité
Le Directeur Général a présenté les performances de son institution, mettant en évidence les progrès réalisés dans la collecte des recettes douanières et accises. Il a également souligné les efforts de modernisation et de gouvernance entrepris pour renforcer la transparence et l’efficacité de l’administration douanière.
Les principaux défis
Parmi les enjeux abordés lors de cette audition figurent :
- La maximisation des recettes par l’élargissement de l’assiette fiscale.
- La lutte contre la fraude et la contrebande.
- L’adaptation aux flux commerciaux dans un contexte de mondialisation.
- Le renforcement des capacités du personnel pour répondre aux standards internationaux.
Cette audition a permis de mettre en lumière le rôle central de la DGDA dans la consolidation des finances publiques. Elle illustre la volonté de l’État congolais de renforcer les mécanismes de contrôle parlementaire et d’assurer une gestion rigoureuse des ressources nationales.
Nicky Mpoyi
ACTUALITÉS
Kinshasa : Le Marché central au cœur des tensions.
La visite surprise du président Félix Tshisekedi au Marché central a provoqué un véritable séisme politique et administratif dans la capitale congolaise. Confronté à une insalubrité criante et à l’occupation anarchique des avenues, le chef de l’État a exigé des mesures immédiates, plaçant le gouverneur Daniel Bumba au centre des critiques et des attentes.
Une visite choc
En parcourant les artères principales du marché, le président a découvert des tas d’immondices et des étalages anarchiques bloquant la circulation. Il a ordonné la démolition des constructions illégales, le curage des caniveaux et une réorganisation urgente de l’espace public. Les services municipaux ont été mobilisés pour nettoyer et libérer les avenues Kasavubu, Kabambare et Itaga.

Gouvernance sous pression
Le gouverneur Daniel Bumba, déjà critiqué pour la lenteur des travaux de réhabilitation lancés en 2022, a assuré que le chantier serait finalisé dans les prochains mois. Mais la visite présidentielle a mis en lumière les failles de gestion et placé l’autorité provinciale devant ses responsabilités. Le Marché central devient ainsi un symbole de la gouvernance urbaine à Kinshasa.
Un projet ambitieux
Le plan de modernisation prévoit d’accueillir plus de 60 000 commerçants sur une superficie de 40 000 m². Entre promesses de modernisation et réalité d’insalubrité, l’avenir du marché sera un test décisif pour la crédibilité du gouverneur et la volonté présidentielle de transformer la capitale.
Carine Ngandu
ACTUALITÉS
RDC : Tshisekedi gèle la revalorisation des primes en attendant l’audit de la paie.
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a décidé de suspendre toute nouvelle revalorisation des primes des fonctionnaires déjà régulièrement rémunérés. Cette mesure conservatoire intervient dans l’attente de la finalisation de l’audit de la paie et de la mise en place d’une nouvelle politique salariale.
Lors du 90ᵉ Conseil des ministres, le chef de l’État a également interdit la création de nouvelles commissions ou structures permanentes. Toutefois, les engagements pris dans le cadre des accords sociaux et les ajustements barémiques en cours restent maintenus.
Selon le compte rendu lu par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa, les économies générées par l’assainissement de la paie et la rationalisation des effectifs, ainsi que l’enveloppe additionnelle prévue dans le projet de loi de finances rectificative 2026, devront être prioritairement affectées à la prise en charge progressive des agents non mécanisés, certifiés et réguliers mais non encore intégrés dans la paie.
Cette décision traduit une volonté de rigueur budgétaire et de justice sociale, en orientant les ressources vers ceux qui travaillent sans être officiellement rémunérés, tout en préparant une réforme salariale plus équitable.
Jean Jacques Kasongo
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