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La montée de la criminalité face à l’impuissance des services d’Etat. Tribune libre de Charly Kasongo.

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Le dernier mandat du Chef de l’Etat est menacé par la montée vertigineuse de la criminalité où la sécurisation des personnes et leurs biens et des sites stratégiques deviennent l’image même du régime.
La sécurisation des congolais en général, des institutions et les sites stratégiques en particulier sont parmi les missions premières qu’incombent au gouvernement de la république à travers les spécialistes en la matière qui sont appelés à garantir au nom du Chef de l’Etat la quiétude à la population mais également la protection des sites stratégiques.
Mais il n’est point besoin pour personne de rappeler que la criminalité est montée d’un cran sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo et fait tache d’huile sur les promesses du Chef de l’Etat dans son programme de gouvernance dont la sécurité est le premier pilier. Cette faille dans la sécurisation de la population et des sites stratégiques va faire tomber tous les piliers de gouvernance du Chef de l’Etat puisque la sécurité rassure l’investissement, apporte l’emploi et le développement.
A ce sujet, on constate sans être démenti par les spécialistes en la matière que le pays tend vers une criminalité dangereuse qu’on ne pourra maitriser. Cette criminalité se constate dans les milieux urbains comme les milieux ruraux. Dans le lot de la montée de la criminalité, il faut mettre aussi la guérilla que mène les mouvements terroristes des Adf et de l’AFC soutenue par le gouvernement Rwandais. Mais d’aucun se pose la question de savoir c’est quoi la criminalité et pourquoi en République Démocratique du Congo. La criminalité se définit comme ensemble des actes barbares, criminels commis dans un groupe social par un ou plusieurs personnes. C’est un phénomène de la société à travers le monde.
Cependant, chaque pays est organisé, équipé pour mater la criminalité aussi rapide qu’on peut.
Plusieurs facteurs expliquent la montée de la criminalité à travers le pays. On peut citer notamment, les facteurs économiques, culturels et politiques.
Concernant les facteurs économiques, le niveau de pauvreté dans notre pays a atteint son paroxysme. Si on ajoute à cela, l’enclavement des entités décentralisées, les moyens précaires de transport et l’absence des voies de communication, l’indisponibilité d’emplois ainsi que le salaire de misère payé aux agents et fonctionnaires de l’Etat. Par ce lot, on voit bien que tous les ingrédients sont réunis en faveur de la montée de la criminalité.
La criminalité est favorisée également par les facteurs culturels tels que le divorce des parents, le développement mondial de l’intelligence artificielle, l’irresponsabilité des parents, la défaillance de l’école.
Il existe également des faits politiques de nature à favoriser la criminalité. On peut épingler notamment le népotisme et le tribalisme comme mode d’accès à l’emploi, la mauvaise gouvernance, l’absence de l’autorité de l’Etat.

La faiblesse de l’Etat face à la montée de la criminalité

Les faits démontrent que si le gouvernement n’est pas faible dans la lutte contre la criminalité, ce qu’il y a un problème de compétence dans la lutte contre ce fléau. L’insécurité grandissante et généralisée inquiète la population qui se voit dans l’obligation de retourner vers le Chef de l’Etat qui incarne le pouvoir de sécuriser la population et leurs biens.
En effet, il ne passe pas une journée sans qu’on parle de l’enlèvement, de l’assassinat dans les milieux urbains, les chauffeurs de taxi à Kinshasa sont les plus victimes de cet opération au vu et au su des services de sécurité. Aussi les bandits urbains communément appelé « Kuluna » opèrent allègrement sèma ainsi la désolation dans plusieurs villes de la République Démocratique du Congo notamment la capitale. L’ironie du sort, même les agents des services de sécurité sont victimes de ces criminels qui dictent leur loi sans foi.
Dans la partie Est de la République Démocratique du Congo, c’est le même constat, la faiblesse inexpliquée des services de sécurité et de défense pousse les gens à se demander s’il y a un problème des moyens ou de traîtrise dans la lutte contre la criminalité mené par les ADF et M23.
Face à cette montée de la criminalité, la population se demande pourquoi et comment l’État est toujours pris en dépourvu.
Tenez, alors que la population n’a pas encore la vraie explication sur la facilité avec laquelle les terroristes des ADF et du M23, ainsi que l’armée rwandaise prennent des villes et villages entiers à l’Est du pays ; et également l’explication sur l’assaut sans combat du Palais de la nation, bureau officiel du Chef de l’Etat par la bande à Christian Malanga.
Bien que les questions sont restées sans réponses, il y a toujours souci de connaître comment la bande à Malanga a réussi à pénétrer le bureau du Chef de l’Etat, le lieu le mieux protégé de la République si facilement sans résistance ? Est-ce que le service de sécurité a été pris au dépourvu comme toujours ? Comment est organisé la sécurisation des sites stratégiques de la République pour qu’ils soient si perméables ?
Et voilà qu’on n’a pas encore eu des réponses sur l’attaque de Christian Malanga au mois de Mai dernier, que le pays vient d’assister à un autre assaut sans précèdent comme dans un véritable film de Hollywood de « prison break » dans la nuit de dimanche à Lundi 2 septembre 2024 à la Prison Centrale de Makala à Kinshasa où les prisonniers ont tenté une évasion spectaculaire, mais soldée par un carnage de détenus avec plus de deux cents morts et plusieurs blessés.
Ce qui est incompréhensible dans ces événements, c’est le fait que l’Etat congolais est pris chaque fois au dépourvu.
Comment dès lors comprendre le fait que par deux fois de suite, en l’espace d’une année, les services de sécurités aient été aveugles et sourds, ne voyant rien venir ? Alors que la sécurité se définit comme étant la capacité de prédire ou de prévenir le danger.
En effet, la réalité qui saute aux yeux qu’il y a une impuissance de l’État face à la protection des sites stratégiques et à la criminalité grandissante dans le pays. Comment comprendre que le ministère de la justice qui est héberge dans un bâtiment aussi sensible comme celui du palais de la justice puisse subir des actes criminels dans toute la facilité alors que ce palais est censé être protégé ? De l’assaut de Malanga, de la prison centrale de Kinshasa et l’intrusion dans le ministère de la justice, montre qu’il y a un sérieux problème de la sécurisation des sites stratégiques et de la lutte contre la criminalité.


Qui est responsable de la sécurité de la population et des sites stratégiques du pays ?

La gestion de la sécurité de la population et de la lutte contre la criminalité incombe au Chef de l’Etat, Président de la République, qui endosse cette responsabilité en mettant à la disposition de la République un personnel qualifié, équipé et motivé pour la sécurisation des personnes et de leurs biens, mais aussi de leurs mouvements d’un coin à l’autre du territoire national. Ce personnel qualifié s’appelle services de sécurité qui agit en avance au nom de la loi pour prévenir tout acte éventuel de criminalité.
Malheureusement il est constaté que la criminalité monte de plus en plus sans que l’autorité puisse agir dans le sens à interpeller les services afin de corriger leurs erreurs. Aujourd’hui, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo donne l’impression de subir la criminalité et ce, dans une passivité inouïe. Conséquence, la situation sécuritaire se détériore du jour au jour et semble se généraliser. Si l’on n’y prend garde, cette situation pourrait toucher à la crédibilité du dépositaire du pouvoir sécuritaire, à savoir le Chef de l’Etat, qui est le garant constitutionnel de la paix et de la sécurité de tous.
Aujourd’hui, en matière de sécurité le constat est amer. Il y a la grogne presque partout où tout le monde se plaint de l’insécurité grandissante. On constate que le service habilité en la matière ne travaille pas sérieusement pour l’amélioration de la sécurité de la population et des sites stratégique. Ils n’ont pas tort car les faits démontrent que le service qui est censé aidé le Chef de l’Etat en matière de la sécurisation de la population et des sites stratégiques est amorphe, aveugle et muet.


Que doit faire le Chef de l’Etat pour reprendre en main la situation ?

Le Chef de l’Etat qui a prêté serment de défendre la République et de protéger les congolais en tant que garant de la nation, ne doit pas tergiverser pour protéger l’honneur de sa parole et de son mandat. Puis que la sécurité vient en premier pilier de son programme. De ce fait, il est appelé à relever le défi sécuritaire en confiant la sécurité non seulement aux experts mais avec des objectifs à court terme, moyen et long terme. Car toute défaillance en matière de sécurité est un échec à assumer. Le cas d’école, c’est la démission Kimberly Chaetle responsable de secret service américain lors de l’attentat contre Donald Trump alors candidat aux présidentielles américaines.
En effet, en matière de sécurité, il est inadmissible de commettre deux fois la même erreur et resté toujours au même poste. La défaillance est constatée, elle doit être assumée.
De tout ce qui précède, il faut surtout un véritable coup de balai au sein des services de sécurité et de renseignements. Cela passe par la découverte d’un oiseau rare capable de voler aussi haut et de voir aussi loin que l’aigle, mais qui aura les oreilles de la chauve-souris. Le Chef de l’Etat est appelé à confier la responsabilité des sites stratégiques par une unité spéciale dirigé par commandant, la numérisation sécuritaire des sites stratégiques, la création d’une unité spéciale contre la criminalité urbaine, la construction d’une prison spéciale des criminels et terroristes en dehors de la ville.
Cependant, la lutte contre la criminalité passe aussi par la professionnalisation des services mais également par l’amélioration des conditions sociales des agents. Le Chef de l’Etat doit également instruire le gouvernement pour améliorer les conditions sociales de la population, d’améliorer la gouvernance économique et renforcer la cohésion en luttant contre les anti valeurs.

Charly Kasongo Mbia
Expert en communication politique et sécuritaires


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SOCIÉTÉ

Bernard Kabese Musangu face à la Commission ECOFIN : la DGDA au cœur de la mobilisation des recettes publiques.

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La Commission Économique, Financière et de Contrôle Budgétaire (ECOFIN) du Sénat a procédé, le 22 mai à l’audition de Bernard Kabese Musangu, Directeur Général de la DGDA. Cette séance s’inscrit dans le cadre de la mission parlementaire de contrôle de la mobilisation des recettes publiques pour l’exercice budgétaire 2026.

Transparence et redevabilité

Le Directeur Général a présenté les performances de son institution, mettant en évidence les progrès réalisés dans la collecte des recettes douanières et accises. Il a également souligné les efforts de modernisation et de gouvernance entrepris pour renforcer la transparence et l’efficacité de l’administration douanière.

Les principaux défis

Parmi les enjeux abordés lors de cette audition figurent :

  • La maximisation des recettes par l’élargissement de l’assiette fiscale.
  • La lutte contre la fraude et la contrebande.
  • L’adaptation aux flux commerciaux dans un contexte de mondialisation.
  • Le renforcement des capacités du personnel pour répondre aux standards internationaux.

Cette audition a permis de mettre en lumière le rôle central de la DGDA dans la consolidation des finances publiques. Elle illustre la volonté de l’État congolais de renforcer les mécanismes de contrôle parlementaire et d’assurer une gestion rigoureuse des ressources nationales.

Nicky Mpoyi

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Kinshasa : Le Marché central au cœur des tensions.

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La visite surprise du président Félix Tshisekedi au Marché central a provoqué un véritable séisme politique et administratif dans la capitale congolaise. Confronté à une insalubrité criante et à l’occupation anarchique des avenues, le chef de l’État a exigé des mesures immédiates, plaçant le gouverneur Daniel Bumba au centre des critiques et des attentes.

Une visite choc

En parcourant les artères principales du marché, le président a découvert des tas d’immondices et des étalages anarchiques bloquant la circulation. Il a ordonné la démolition des constructions illégales, le curage des caniveaux et une réorganisation urgente de l’espace public. Les services municipaux ont été mobilisés pour nettoyer et libérer les avenues Kasavubu, Kabambare et Itaga.

Gouvernance sous pression

Le gouverneur Daniel Bumba, déjà critiqué pour la lenteur des travaux de réhabilitation lancés en 2022, a assuré que le chantier serait finalisé dans les prochains mois. Mais la visite présidentielle a mis en lumière les failles de gestion et placé l’autorité provinciale devant ses responsabilités. Le Marché central devient ainsi un symbole de la gouvernance urbaine à Kinshasa.

Un projet ambitieux

Le plan de modernisation prévoit d’accueillir plus de 60 000 commerçants sur une superficie de 40 000 m². Entre promesses de modernisation et réalité d’insalubrité, l’avenir du marché sera un test décisif pour la crédibilité du gouverneur et la volonté présidentielle de transformer la capitale.

Carine Ngandu

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ACTUALITÉS

RDC : Tshisekedi gèle la revalorisation des primes en attendant l’audit de la paie.

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Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a décidé de suspendre toute nouvelle revalorisation des primes des fonctionnaires déjà régulièrement rémunérés. Cette mesure conservatoire intervient dans l’attente de la finalisation de l’audit de la paie et de la mise en place d’une nouvelle politique salariale.

Lors du 90ᵉ Conseil des ministres, le chef de l’État a également interdit la création de nouvelles commissions ou structures permanentes. Toutefois, les engagements pris dans le cadre des accords sociaux et les ajustements barémiques en cours restent maintenus.

Selon le compte rendu lu par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa, les économies générées par l’assainissement de la paie et la rationalisation des effectifs, ainsi que l’enveloppe additionnelle prévue dans le projet de loi de finances rectificative 2026, devront être prioritairement affectées à la prise en charge progressive des agents non mécanisés, certifiés et réguliers mais non encore intégrés dans la paie.

Cette décision traduit une volonté de rigueur budgétaire et de justice sociale, en orientant les ressources vers ceux qui travaillent sans être officiellement rémunérés, tout en préparant une réforme salariale plus équitable.

Jean Jacques Kasongo

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