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ACTUALITÉS

Assemblée Nationale: Deux projets de loi adoptés par la plénière.

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Après plus de 9 heures de débat qui s’est étalé sur deux jours, soit de mercredi 16 au jeudi 17 octobre 2024, après 150 prises de parole par les députés nationaux tant de la majorité que de l’opposition, la plénière de l’Assemblée nationale a fini par adopter le projet de loi portant reddition des comptes 2023, ainsi que le projet de loi rectificative de la loi de finances 2024.

Il sied de rappel qu’avant d’ouvrir le débat, le Président de l’Assemblée Nationale, le Professeur Vital Kamerhe a accordé la parole au Ministre d’Etat en charge du Budget, Aimé Boji Sangara et le Ministre des Finances Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi, de faire, chacun en ce qui le concerne, l’économie de ces deux projets de loi.

Dans sa présentation, le Ministre d’Etat, Ministre du Budget a expliqué à la Représentation Nationale, les facteurs qui justifient la nécessité d’une loi rectification de la loi de finances 2024.

Parmi ces facteurs, le Ministre Boji a mentionné l’accroissement des recettes suite à la prise en compte de 1,749 milliards CDF relatif à la négociation du contrat avec la SICOMINES, les appuis budgétaires qui ont connu une augmentation imputable essentiellement des emprunts programmes qui sont passés de 267 milliards CDF à 2.102 milliards CDF.

Quant aux dépenses du Budget général, le Ministre Boji a indiqué que celles-ci comprennent la dette publique et les frais financiers, les rémunérations, les biens, matériels et prestations, les transferts et subventions, les dépenses d’investissement et les dépenses exceptionnelles.

À son tour, le Ministre des Finances est intervenu pour souligner le contexte dans lequel la loi de finances 2023 a été exécutée.

Dans son exposé, Doudou Fwamba a révélé que  » Sur une prévision de l’ordre de 32.456,78 milliards CDF, les Recettes du budget du pouvoir central réalisées au terme de l’exercice 2023 sont chiffrées à 29.607,09 milliards CDF, soit un taux de réalisation de 91,22%.
Constituées des dépenses du budget général, des budgets annexes et des comptes spéciaux, les dépenses du pouvoir central prévues à 32.456,78 milliards CDF, ont été exécutées à hauteur de 31.316,23 milliards CDF, soit un taux d’exécution de 96,49%. »

Après la réplique de ces deux ministres aux préoccupations soulevées par les députés nationaux, le Président Vital Kamerhe a mis fin au débat. Les deux projets de loi ont été adoptés par la plénière et transmis à la Commission ECOFIN pour analyses et examen approfondis.
Vital Kamerhe a précise que les Ministres du Budget et des Finances passeront de nouveau dans cette Commission pour récolter d’autres suggestions des Élus nationaux.

À noter que cette plénière a également statué sur le deuxième point inscrit à son ordre du jour, à savoir la présentation des membres des commissions permanentes constituées des différents groupes parlementaires, après consensus.

Maintenant, l’Assemblée Nationale est désormais en ordre pour se pencher sur l’examen du projet de loi de finances 2025, déjà déposé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka.

Nicky Mpoyi

SOCIÉTÉ

Bernard Kabese Musangu face à la Commission ECOFIN : la DGDA au cœur de la mobilisation des recettes publiques.

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La Commission Économique, Financière et de Contrôle Budgétaire (ECOFIN) du Sénat a procédé, le 22 mai à l’audition de Bernard Kabese Musangu, Directeur Général de la DGDA. Cette séance s’inscrit dans le cadre de la mission parlementaire de contrôle de la mobilisation des recettes publiques pour l’exercice budgétaire 2026.

Transparence et redevabilité

Le Directeur Général a présenté les performances de son institution, mettant en évidence les progrès réalisés dans la collecte des recettes douanières et accises. Il a également souligné les efforts de modernisation et de gouvernance entrepris pour renforcer la transparence et l’efficacité de l’administration douanière.

Les principaux défis

Parmi les enjeux abordés lors de cette audition figurent :

  • La maximisation des recettes par l’élargissement de l’assiette fiscale.
  • La lutte contre la fraude et la contrebande.
  • L’adaptation aux flux commerciaux dans un contexte de mondialisation.
  • Le renforcement des capacités du personnel pour répondre aux standards internationaux.

Cette audition a permis de mettre en lumière le rôle central de la DGDA dans la consolidation des finances publiques. Elle illustre la volonté de l’État congolais de renforcer les mécanismes de contrôle parlementaire et d’assurer une gestion rigoureuse des ressources nationales.

Nicky Mpoyi

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ACTUALITÉS

Kinshasa : Le Marché central au cœur des tensions.

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La visite surprise du président Félix Tshisekedi au Marché central a provoqué un véritable séisme politique et administratif dans la capitale congolaise. Confronté à une insalubrité criante et à l’occupation anarchique des avenues, le chef de l’État a exigé des mesures immédiates, plaçant le gouverneur Daniel Bumba au centre des critiques et des attentes.

Une visite choc

En parcourant les artères principales du marché, le président a découvert des tas d’immondices et des étalages anarchiques bloquant la circulation. Il a ordonné la démolition des constructions illégales, le curage des caniveaux et une réorganisation urgente de l’espace public. Les services municipaux ont été mobilisés pour nettoyer et libérer les avenues Kasavubu, Kabambare et Itaga.

Gouvernance sous pression

Le gouverneur Daniel Bumba, déjà critiqué pour la lenteur des travaux de réhabilitation lancés en 2022, a assuré que le chantier serait finalisé dans les prochains mois. Mais la visite présidentielle a mis en lumière les failles de gestion et placé l’autorité provinciale devant ses responsabilités. Le Marché central devient ainsi un symbole de la gouvernance urbaine à Kinshasa.

Un projet ambitieux

Le plan de modernisation prévoit d’accueillir plus de 60 000 commerçants sur une superficie de 40 000 m². Entre promesses de modernisation et réalité d’insalubrité, l’avenir du marché sera un test décisif pour la crédibilité du gouverneur et la volonté présidentielle de transformer la capitale.

Carine Ngandu

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ACTUALITÉS

RDC : Tshisekedi gèle la revalorisation des primes en attendant l’audit de la paie.

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Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a décidé de suspendre toute nouvelle revalorisation des primes des fonctionnaires déjà régulièrement rémunérés. Cette mesure conservatoire intervient dans l’attente de la finalisation de l’audit de la paie et de la mise en place d’une nouvelle politique salariale.

Lors du 90ᵉ Conseil des ministres, le chef de l’État a également interdit la création de nouvelles commissions ou structures permanentes. Toutefois, les engagements pris dans le cadre des accords sociaux et les ajustements barémiques en cours restent maintenus.

Selon le compte rendu lu par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa, les économies générées par l’assainissement de la paie et la rationalisation des effectifs, ainsi que l’enveloppe additionnelle prévue dans le projet de loi de finances rectificative 2026, devront être prioritairement affectées à la prise en charge progressive des agents non mécanisés, certifiés et réguliers mais non encore intégrés dans la paie.

Cette décision traduit une volonté de rigueur budgétaire et de justice sociale, en orientant les ressources vers ceux qui travaillent sans être officiellement rémunérés, tout en préparant une réforme salariale plus équitable.

Jean Jacques Kasongo

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