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Kisangani : En réaction à l’annonce de la révision constitutionnelle. Thierry Monsenepwo :  » La Constitution n’est pas une relique figée « .

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Des réactions ne cessent de pleuvoir au lendemain de l’annonce du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de sa décision de réviser ou de changer la Constitution actuelle de la République Démocratique du Congo, au motif que ce texte, écrit par des étrangers, ne reflète pas du tout les réalités sociologiques et politiques de notre pays.

Parmi les éminentes personnalités qui ont réagi, il y a l’Ambassadeur Thierry Monsenegwo qui épouse sans ambages le point de vue du Chef de l’Etat sur cette question, en déclarant que le temps est venu pour la RDC  » de briser les chaînes d’une constitution figée. » Car, pour lui, la Constitution ne peut pas être une relique figée, mais bien un texte de loi appelé à évoluer, à se modeler aux réalités changeantes d’une société en marche.

Suivons Thierry Monsenepwo dans ces propos :

“Depuis Kisangani, le Chef de l’État a abordé la perspective de réviser la Constitution de la République Démocratique du Congo, une annonce qui résonne profondément dans une ville chargée de symboles. Kisangani n’est pas seulement un bastion historique, lieu de résistance de notre héros national, mais aussi une “ville martyre,” ayant été l’épicentre de la plus vaste guerre africaine. En choisissant cet endroit pour évoquer la nécessité d’une Constitution enracinée dans notre propre histoire, rédigée par des Congolaises et Congolais, le Chef de l’État ouvre une nouvelle page du renouveau congolais”.

“Il est essentiel de comprendre que le peuple congolais est et demeure le seul souverain de son destin. Repenser notre loi fondamentale ne devrait pas être perçu comme une tentative d’établir un pouvoir monarchique, mais bien comme un exercice de souveraineté et de responsabilité. Le peuple doit pouvoir adapter ses institutions aux défis actuels et aux aspirations de demain. La Constitution n’est pas une relique figée ; elle est appelée à évoluer, à se modeler aux réalités changeantes d’une société en marche”.

“En ce sens, l’appel lancé depuis Kisangani transcende la simple question juridique : il s’agit de se réapproprier notre destin et d’ériger une vision de gouvernance qui répond aux besoins et aux valeurs des Congolais. C’est un moment historique, une invitation à cesser de voir tout changement comme une menace, et à reconnaître qu’un avenir meilleur ne peut être imaginé que par et pour les Congolais eux-mêmes” a-t-il conclu.

Jean Jacques Kasongo

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